NOUMANDIEZ DOUE, INSTRUCTEUR FIFA : « L’arbitrage africain est dans les standards de l’arbitrage mondial »

NOUMANDIEZ DOUE, INSTRUCTEUR FIFA : « L’arbitrage africain est dans les standards de l’arbitrage mondial »

Arbitre international depuis 2004, Noumandiez Désiré Doué est né le 29 septembre 1970 en Côte d'Ivoire et a officié de grandes compétitions dont des C

Arbitre international depuis 2004, Noumandiez Désiré Doué est né le 29 septembre 1970 en Côte d’Ivoire et a officié de grandes compétitions dont des Coupes d’Afrique des nations et surtout la Coupe du monde 2014. L’homme de 48 ans était à Ouagadougou du 21 au 25 mai 2019 en tant qu’instructeur dans le cadre d’un stage organisé par la Fédération international de football association (FIFA). Il a accordé un entretien à Letalon.net. 

Letalon.net : Quel est l’état des lieux de l’arbitrage en Afrique ?

Noumandiez Doué : L’arbitrage africain est en plein essor. Nous sommes aujourd’hui dans les standards de l’arbitrage mondial parce que depuis quelques années, il y a eu un travail soutenu au niveau de la CAF, au niveau de la FIFA pour la formation des arbitres à la base. Et donc ceci produit des résultats. Pas plus tard qu’avant-hier (jeudi 23 mai Ndlr), vous avez eu la Coupe du monde des U20 où le match d’ouverture a été officié par un trio d’arbitres africains. Cela veut dire qu’aujourd’hui, l’arbitrage africain se porte bien et à un avenir radieux parce qu’on a de très bons jeunes qui arrivent maintenant à maturité.

Mais au niveau de la coupe du monde senior, il y a quand même du chemin à faire !

Non ça va au niveau de la coupe du monde senior. Vous avez Malang Diedhiou qui vient de la dernière Coupe du monde et qui a eu un parcours plus qu’honorable, qui a été félicité par tout le monde et dont les compétences ont été reconnues par tout le monde. Il était 4e arbitre de la finale donc il est resté dans la compétition jusqu’au bout. Vous avez des arbitres comme Papa Bakary Gassama, Ghead Grisha, Janny Sikazwe qui ont fait de très bonnes performances. En résumé, l’arbitrage africain se porte bien. Maintenant, il faut continuer comme cela, continuer à bousculer, à faire de la performance pour aller encore plus loin.

L’entrée en vigueur de l’assistance vidéo dans les compétitions africaines, c’est pour très bientôt. Comment est-ce-que vous vous préparez à cette nouvelle donne ?

Pour la CAN qui va bientôt commencer, la CAF a décidé d’implanter l’assistance vidéo.  Dans ce cadre-là depuis le début de l’année, plusieurs stages ont été organisés pour préparer les arbitres africains à l’arbitrage vidéo. Donc, on a eu un stage en Afrique du Sud, un stage au Maroc. On aura également un dernier stage 10 jours avant la compétition pour travailler sur le VAR (Video Assistant Referee, Ndlr).

On sait aussi qu’en Afrique le problème de matériel se pose très souvent. N’y a-t-il pas de risques ?

La CAF s’en occupe et tout va bien se passer.

Entretien réalisé par Yiyé Yannick BAZIE ( www.letalon.net )

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