Exclusif/Aristide Bancé : « Quand j’étais petit, j’enviais George Weah »

Exclusif/Aristide Bancé : « Quand j’étais petit, j’enviais George Weah »

L’attaquant burkinabè Aristide Bancé a accordé un entretien exclusif à Letalon.net. Le colosse attaquant de Horoya AC revient sans langue de bois sur sa relation avec Kamou Malo, son nouveau club, l’intégration des jeunes dans l’équipe national, le débat Messi-Ronaldo, ses coéquipiers en équipe nationale, ses objectifs… 

Après une pige de quelques mois à l’USFA, tu as posé tes valises à Horoya. Dis-nous comment les choses se passent pour toi là-bas ?                                                                                                                                 Les choses se passent bien, au début ce n’était pas facile et je revenais de blessure. J’ai fait sept mois sans compétition. Je suis revenu ici au pays où j’ai joué un championnat très difficile et maintenant je pense que j’ai eu la confiance du peuple. J’ai eu la confiance de tout le monde, j’ai pris beaucoup de force pour aller encore en Guinée dans une équipe comme le Horoya qui est peut-être le 6e meilleur club en Afrique. Pour moi, c’est un plaisir de retrouver ce club et montrer ce que j’ai encore dans les jambes. Je pense que j’ai toujours quelque chose dans les jambes et je ferai tout pour travailler et montrer encore de belles choses sur le terrain

Cette année ça n’a pas marché pour Horoya en Ligue des champions. Quels sont tes objectifs personnels avec ce club ?                                                                                                                                                 C’est de jouer.  Je sais qu’on n’est pas qualifié pour la ligue des champions mais il y a la coupe CAF  qui est là et je pense qu’on peut se qualifier. Maintenant l’objectif, c’est la coupe CAF. En ligue des champions, on est éliminé et je pense qu’on va tout faire pour revenir en force. Mon objectif personnel, c’est de jouer assez de matches et marquer assez de buts avec le club et pourquoi pas en sélection.  La mission, c’est de guider les jeunes qui arrivent en sélection afin qu’un jour ils puissent aussi s’imposer et donner des choses positives pour l’équipe nationale.

Justement il y a eu un changement au niveau de l’encadrement technique. C’est désormais un entraineur local Kamou Malo qui est à la tête. Quel est ton avis ?                                                                      Je pense que là c’est un fils du pays et on doit tout faire pour que ça marche parce que si ça ne marche pas, c’est nous. Le coach est burkinabè et nous sommes burkinabè aussi. Mais cela ne veut pas dire qu’on n’a pas bien fait le boulot de ceux qui étaient là. Il y a eu Paul Put, il a fait de belles choses et il est parti, il y a eu aussi Paulo Duarte, lui aussi il a fait son temps et il est parti et aujourd’hui c’est un fils du pays et je pense que nous devons tout faire pour que ça marche parce que demain on dira que c’est un fils du pays qui a fait quelque chose de positif et si après il y a un autre ancien qui se présente, je pense que les choses seront faciles. Donc c’est à nous de guider le coach. Dans tous les cas, on va tout faire pour que ça marche.

Il y a des jeunes qui tapent à la porte de l’équipe nationale, quel est le rôle qu’on vous a confié pour l’intégration de ces jeunes ?                                                                                                                                                 Je pense que tout le monde le sait. En fait, c’est le comportement. On a même pas besoin de parler, on n’a pas besoin de dire à un jeune de faire ça ou de faire cela. Quand on voit un joueur comme Charles Kaboré qui a duré dans le haut niveau, il y a Pitroipa aussi qui a duré dans le haut niveau donc vous voyez ? Ça ne se dit pas mai c’est le comportement ! Donc je demande à tous les jeunes de travailler dans leurs clubs et d’être titulaires, car c’est comme ça qu’ on devient meilleur.

Avec les Etalons du Burkina tu as été vice-champion en 2013 et troisième en 2017. L’objectif pour 2021, c’est de remporter la médaille d’or ?                                                                                                                   Je pense qu’il faut aller pas par pas. On a été deuxième, on a été troisième donc je pense que ça va aller. Les matches amicaux ont commencé, on a joué contre le Gabon, je pense qu’il y aura un autre matche. Il ne faut pas viser directement. On va travailler pour gagner déjà les premiers matches et c’est comme ça on pourra aller en finale un jour. C’est comme cela ça s’est passé en 2013 et personne n’y avait cru, donc je pense qu’il faut revenir sur terre et continuer à travailler

Quand tu étais tout petit, qui était ton idole, ton modèle ?                                                                                Quand on regardait les matches, les autres voyaient les joueurs européens. Mais moi franchement, j’enviais George Weah, le Ballon d’or africain qui est devenu président de la République du Liberia. C’est à lui que je voulais ressembler parce que c’est un attaquant qui a fait beaucoup pour l’Afrique et je suis africain donc j’ai toujours aimé ce joueur.

Messi, Ronaldo  qui est le meilleur selon toi ? Qui est ton préféré ?                                                                Messi est un grand joueur, mais c’est un choix et je préfère beaucoup plus Ronaldo parce que Ronaldo, c’est le travail. C’est un modèle parce que quand tu le regardes, tu sais qu’il ne dort pas. Il travaille, c’est un bosseur et cela m’inspire. Quand il perd un match, directement sur le visage, tu sais qu’il n’est pas content. Messi c’est un talent, c’est le meilleur joueur et il n’y a rien à dire. Mais je suis plus Ronaldo.

Parmi tous tes coéquipiers de l’équipe nationale, qui est le meilleur pour toi ?                                               Là je n’ai pas de préférence. Je préfère tout le monde, je m’entends avec tout le monde, Charles Kaboré, Pitroipa, Alain Traoré, Bertrand Traoré Djakaridja Koné, tout le monde.

On sait que tu as   évolué dans plusieurs clubs, près d’une vingtaine et si on te demande de choisir les deux meilleurs clubs, tu choisiras lesquels ?                                                                                                               Je me remet toujours à Mayence en Bundesliga. Quand j’étais  à Mayence  en tout cas c’était vraiment super et après Mayence, le club où j’ai été heureux je peux dire l’ASEC d’Abidjan.

On sait que la retraite n’est pas pour demain mais tout joueur, à partir d’un certain âge commence à penser à sa reconversion et qu’est-ce que ça pourrait être pour toi ?                                                            Pour moi en tout cas, c’est de rester dans le football. Qu’on le veuille ou pas, on est obligé de passer par là. Quand on est jeune, il faut se dire qu’après il faut arrêter le football. Je dis Dieu merci parce que j’ai eu la chance de jouer durant plusieurs années. Il y a beaucoup qui n’ont pas eu cette chance et il y a plusieurs de ma génération qui ont déjà arrêté. Pour moi en tout cas c’est une passion, j’adore le football et un jour je vais peut-être arrêter mais rester dans le football et continuer à bosser.

Entretien réalisé par Philippe BATIONO (www.letalon.net)

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